“Education Supérieure : le vrai risque n’est pas l’ubérisation mais la kodakisation !”

Voici un article très intéressant publié par Nicolas Glady sur le blog “EducPros“, titrant “Education Supérieure : le vrai risque n’est pas l’ubérisation mais la kodakisation !”

L’auteur prend l’exemple du monde de l’entreprise et explique pourquoi beaucoup de sociétés ont peur de se lancer dans le numérique: d’une manière générale, la nouveauté et l’incertain font peur face au confort et la sécurité générés par les habitudes. Plutôt que de capitaliser sur l’avenir en se lançant dans l’innovation, les entreprises restent immobiles, ratent le virage -à l’exemple de la société Kodak au moment du développement des appareils photo numériques – et disparaissent.

Dans l’enseignement, le numérique fait peur parce qu’il donne l’impression aux enseignants qu’ils vont être remplacés par des machines ou des applications. Il n’en est bien sûr rien car le rôle de l’enseignant ne se limite pas à donner des informations mais bien à guider l’élève dans son apprentissage: l’aider à construire sa méthode d’apprentissage, l’aider à sélectionner, hiérarchiser et organiser les savoirs, lui donner un retour sur sa pratique, l’évaluer et l’aider à s’évaluer, lui permettre de gagner en autonomie… En somme, l’aider à se construire et grandir.

Il est évident qu’il ne suffit pas de posséder internet pour apprendre car apprendre ce n’est pas juste consommer de l’information ou s’exercer sur une application. Déjà “du temps des livres”, les écoles auraient fermé!!!

Utilisé de façon pertinente, le numérique peut en revanche à la fois permettre de renouveler la pédagogie et d’amplifier les effets bénéfiques de celle-ci.

Alors, qu’attendons nous? Et si on prenait le train du numérique ensemble?